Des Calanques et des Hommes

DES CALANQUES ET DES HOMMES, AU SECOURS DE L’ESCALADE DANS LES CALANQUES

En 2009, au cours de l’épisode GIP (groupement d’intérêt public) de la préparation du parc national des Calanques, les grimpeurs ont été de fervents partisans de la création de ce parc.

Fort de ce soutien, cet organisme a proposé, dans l’écriture de la charte, sous la forme de réserves intégrales, une vaste interdiction de l’escalade sur les falaises maritimes entre Marseille et La Ciotat.

Après que le GIP eut donc décrété que l’Homme n’avait pas (ou plus) sa place dans cet espace, un certain nombre de grimpeurs et de randonneurs se sont mobilisés autour du projet d’un collectif associatif « Des Calanques et des Hommes ».

Ils se sont insurgés contre ce qu’ils considéraient comme une grave atteinte à leur droit fondamental de vivre, circuler et protéger.

Après avoir reconnu le fait que la pratique de ces activités douces avait largement contribué à leur protection, on leur demandait maintenant de se retirer en les considérant comme nuisibles.

Plus encore, cette incompréhension s’est transformée en un sentiment d’injustice lorsque l’on découvrit que les interdictions se fondaient sur un calcul « vu du ciel » (une paroi verticale « vue du ciel » représentant une surface quasi nulle !) alors que la surface « grimpable » des falaises se mesure en les observant de face. Ainsi une interdiction de 5% de la surface aurait représenté en réalité plus de 50% des terrains historiques d’escalade et de randonnée dans les Calanques.

Face à l’impossibilité de peser sur les décisions du conseil d’administration du GIP, le combat fut mené avec les moyens de l’association. Une pétition obtint plus de 13000 signatures et les médias s’intéressèrent à cette affaire.

Il fut alors possible de dialoguer, les usagers proposant des solutions afin que ces réserves intégrales soient réduites ou en tous cas équivalentes, à une proportion relativement comparable à celle des autres parcs nationaux français.

André Bernard, Président